Dans la catégorie :
Publié le 6 Mar 2009

Suppression des antennes relais bientôt à paris ?

Il s’agit d’une nouvelle décision favorable aux riverains d’anntennes relais: un jugement du Tribunal de Grande Instance de Carpentras du 16 février 2009 n°87/2009. (téléchargeable sur ce site)

Un autre opérateur de téléphonie mobile a installé des antennes relais de téléphonie mobile à proximité d’habitations. Les riverains ont obtenu la condamnation de l’opérateur à enlever les installations sous astreinte.

Voir aussi sur ce sujet:

article 1

article 2

Connu à travers le monde pour la qualité de son vin, Châteauneuf-du-Pape devient une des premières communes à obtenir le démontage d’une antenne-relais.

Deux habitants de cette petite cité du Vaucluse viennent en effet d’obtenir la condamnation de SFR pour « trouble anormal du voisinage« . L’objet du délit : un pylône gris de 20 mètres de hauteur situé à moins de 135 mètres de l’habitation des plaignants et surmonté d’une antenne-relais de téléphonie mobile émettant et recevant des ondes électromagnétiques.

En préambule, le Tribunal a rappelé que «  le respect des dispositions légales n’excluait pas l’existence éventuelle de troubles excédant les inconvénients normaux de voisinage « . En l’absence de données permettant d’écarter définitivement « l’impact dommageable des ondes ou des champs électromagnétiques sur la santé […], il importe […] de faire prévaloir le choix de la protection de l’intégrité physique des plaignants et la prévention du risque sanitaire plutôt que de tabler sur une croyance aveugle en la suffisance de normes […] qui excluraient par elles-mêmes toute possibilité de risque« .

Le jugement se réfère à la notion de trouble anormal de voisinage. Le principe de précaution n’est pas expressément visé, mais finalement, la décision applique ce principe.

La décision du Tribunal de Grande Instance de Carpentras est assortie d’une astreinte de 400 euros par jour de retard. Mais SFR engage déjà un recours, à suivre……

La jurisprudence qui se dégage en ce sens fait craindre une multiplication des procédures contre les opérateurs. Qu’en sera-t-il dans les grandes agglomérations comme Paris ?

Document joint : jugementtgicarpentras.pdf

Les derniers articles

Bail commercial

Expertise non judiciaire : un mode de preuve pleinement admis sous condition de corroboration

Selon la Cour de cassation, le juge peut fonder son appréciation sur un rapport d’expertise non judiciaire réalisée à la demande de l’une des parties, ...
Lire la suite →
Bail commercial

Bail commercial : qui doit obtenir les autorisations de copropriété nécessaires aux travaux du preneur ?

En matière de bail commercial, il incombe au bailleur, en sa qualité de copropriétaire, d’obtenir les autorisations de la copropriété nécessaires à la réalisation des ...
Lire la suite →
Bail commercial

Bail commercial : l’immatriculation unique et multiplicité de locaux

La Cour de cassation juge que l’absence d’immatriculation spécifique pour un local n’exclut pas le bénéfice du statut des baux commerciaux dès lors que ce ...
Lire la suite →