Dans la catégorie :
Publié le 6 Mai 2010

Prescription du droit de préemption

La notification de la préemption par télécopie n’interrompt pas la prescription

Le délai pour préempter expirait le 31 mai 2009. Le mandataire du vendeur, auquel la décision de préemption du 27 mai avait été adressée par télécopie le 28 mai 2009, n’avait reçu notification de cette décision par lettre recommandée avec demande d’avis de réception que le 2 juin 2009.

Or c’est la réception de la lettre recommandée, imposée par l’article R. 213-25 du Code de l’urbanisme qui vaut, l’usage de la télécopie n’ayant aucun effet. A noter que la notification est susceptible d’intervenir aussi et valablement par une remise contre décharge ou signifiée par huissier.

En l’espèce en jugeant, sur le fondement des dispositions précitées du Code de l’urbanisme, que la télécopie ne figurait pas parmi les moyens permettant d’interrompre le délai fixé par l’article L. 213-2, et que, par suite, le moyen tiré de la tardiveté de la décision contestée était de nature à susciter un doute sérieux sur sa légalité, le juge des référés, qui a suffisamment motivé son ordonnance en se fondant sur la date de réception de cette lettre recommandée par le mandataire du vendeur, n’a pas, eu égard à son office, commis d’erreur de droit.

Est en conséquence validée la décision du juge administratif décidant la suspension de la préemption du fait de la tardiveté de cette décision.

Conseil d’Etat, 26 février 2010 n° 331749

Les derniers articles

Bail commercial

Commerces dégradés : le guide des commerçants et locataires pour être indemnisés

Le commerçant doit déclarer sans délai les dommages matériels à sa multirisque professionnelle et informer son bailleur. Une vitrine brisée, un rideau forcé, un vol ...
Lire la suite →
Bail commercial

Dégradations de commerces et d’immeubles : le guide des bailleurs, propriétaires et copropriétés

Le propriétaire ou le bailleur ne doit pas attendre que les responsabilités pénales soient identifiées. Il doit faire sécuriser l’immeuble, préserver les preuves et déclarer ...
Lire la suite →
Vente

Vente et condition suspensive : seule la faute du débiteur permet de la réputer accomplie

Une condition suspensive ne peut être réputée accomplie que pour sanctionner le débiteur de l’obligation conditionnelle qui en a empêché la réalisation. Si la défaillance ...
Lire la suite →