Dans la catégorie :
Publié le 22 Oct 2017

Conséquences du départ sans congé du locataire

Il résulte de l’article L. 145-9 du Code de commerce que les baux commerciaux ne cessent que par l’effet d’un congé donné par acte extrajudiciaire pour le dernier jour du trimestre civil et au moins six mois à l’avance.

En l’espèce, la locataire a quitté les lieux sans donner de congé et sans démontrer l’existence d’un accord intervenu avec le bailleur pour une résiliation amiable.

A défaut de congé délivré régulièrement ou d’accord sur la résiliation anticipée du bail, le contrat se poursuit et le paiement des loyers reste dû.

La locataire doit donc être condamnée au paiement de la somme de 37 504 euros TTC au titre des loyers dus et du dépôt de garantie.

Cour d’appel de Grenoble, Chambre commerciale, 21 Septembre 2017 n° 16/00558

Les derniers articles

Bail commercial

Bail commercial : interruptions ponctuelles d’activité et droit au renouvellement

Des périodes ponctuelles de faible activité ou d’interruption ne suffisent pas à priver le locataire de son droit au renouvellement. Sur le fondement de l’article ...
Lire la suite →
Bail commercial

Bail commercial : en référé l’indemnité d’occupation ne peut être accordée qu’à titre provisionnel

Le juge des référés peut constater l’acquisition de la clause résolutoire, ordonner l’expulsion et accorder une provision sur l’indemnité d’occupation lorsque l’obligation n’est pas sérieusement ...
Lire la suite →
Bail commercial

Bail commercial : une clause de révision triennale peut constituer une clause d’échelle mobile

Une clause stipulant que le loyer sera révisé tous les trois ans selon un indice précisément désigné peut être qualifiée de clause d’échelle mobile, même ...
Lire la suite →