Dans la catégorie :
Publié le 31 Mar 2013

Adieu chèque de banque et espèces, bonjour virement

Le décret n° 2013-232 du 20 mars 2013 relatif aux paiements effectués ou reçus par un notaire pour le compte des parties à un acte reçu en la forme authentique et donnant lieu à publicité foncière est publié au Journal officiel du 22 mars. Ce décret est pris pour l’application de l’article L. 112-6-1 du code monétaire et financier, dans sa rédaction issue de l’article 10 de la loi n° 2011-331 du 28 mars 2011.

Ainsi, un article R. 112-5 est ajouté au code monétaire et financier. Il prévoit qu’au-delà de 10 000 €, les paiements effectués ou reçus par un notaire pour le compte des parties à un acte reçu en la forme authentique et donnant lieu à publicité foncière doivent être assurés uniquement par virement. Ce seuil est applicable du 1er avril 2013 au 31 décembre 2014. À compter du 1er janvier 2015, ce seuil sera fixé à 3 000 €.

Par ailleurs, le texte précise qu’à partir du 1er avril 2013, outre les informations habituellement fournies en vue de l’exécution d’une opération de paiement, le payeur à l’origine d’un virement prévu à l’article L. 112-6-1 précité devra transmettre à son prestataire de services de paiement son nom, le nom du bénéficiaire du virement ainsi qu’un libellé d’opération comportant l’objet du paiement et la désignation de l’acte. Ce libellé sera repris dans toute opération de paiement subséquente jusqu’à sa communication au bénéficiaire du virement par son prestataire de services de paiement.

Décret n° 2013-232 du 20 mars 2013

Les derniers articles

Bail commercial

Expertise non judiciaire : un mode de preuve pleinement admis sous condition de corroboration

Selon la Cour de cassation, le juge peut fonder son appréciation sur un rapport d’expertise non judiciaire réalisée à la demande de l’une des parties, ...
Lire la suite →
Bail commercial

Bail commercial : qui doit obtenir les autorisations de copropriété nécessaires aux travaux du preneur ?

En matière de bail commercial, il incombe au bailleur, en sa qualité de copropriétaire, d’obtenir les autorisations de la copropriété nécessaires à la réalisation des ...
Lire la suite →
Bail commercial

Bail commercial : l’immatriculation unique et multiplicité de locaux

La Cour de cassation juge que l’absence d’immatriculation spécifique pour un local n’exclut pas le bénéfice du statut des baux commerciaux dès lors que ce ...
Lire la suite →