Dans la catégorie :
Publié le 21 Sep 2008

Droits d’enregistrement issus de la loi LME

Depuis le 6 août dernier, de nouveaux d’enregistrement pour les cessions de fonds de commerce et de titres sociaux sont en vigueur.

Pour les cessions de fonds de commerce:

Droit commun

De 0 à 23 000 € = 0 %

De 23 000 € à 200 000 € = 3 %

+ de 200 000 € = 5 %

Zones défiscalisées

De 0 à 23 000 € = 0 %

De 23 000 € à 107 000 € = 1 %

De 107 000 € à 200 000 € = 3 %

+ de 200 000 € = 5 %

Pour les cessions de titres:

Les droits d’enregistrement sont uniformisés à 3 %, étant précisé que:

– pour les parts sociales (SARL, SNC etc…), l’abattement de 23 000 € demeure,

– pour les actions (SA, SAS, SC par actions) : taux de 3 % avec un plafonnement à 5 000 €

On notera un régime particulier pour les transmissions de fonds de commerce ou d’entreprises aux salariés ou membres de la famille du cédant.

Que la société transmise soit soumise à l’impôt sur les sociétés ou sur le revenu, et à condition d’avoir une

activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, à l’exception de son propre patrimoine immobilier ou mobilier, la loi LME a mis en place un abattement spécifique d’un montant de 300.000 eur. lorsque le cessionnaire du fonds ou des titres est salarié de l’entreprise transmise.

Conditions à remplir:

– la cession doit porter sur un fonds de commerce, de fonds artisanaux ou agricoles, de clientèle d’une entreprise individuelle, sur des parts ou actions de société dont une fraction de la valeur représente un fonds de commerce, ou dont une fraction de la valeur représente une clientèle,

– l’acquéreur doit être titulaire d’un CDI à temps plein d’au moins 2 ans de l’entreprise cédée ou d’un contrat d’apprentissage;

– ou lorsque l’acquéreur est un proche du cédant : conjoint, partenaire d’un PACS, ascendant, descendant en ligne directe, frère et sœur.

– l’acquéreur doit contracter l’obligation de poursuivre l’activité de manière continue et effective pendant 5 ans, ou en cas de cession de titres de détention de ceux-ci pendant 2 ans.

A noter enfin, une exonération pour les donations et les cessions inférieures à 300.000 euros.

Les derniers articles

Bail commercial

Clause résolutoire : faut-il énumérer toutes les obligations dont la violation entraîne la résiliation du contrat ?

L’article 1225 du Code civil n’impose pas l’énumération des obligations concernées pour mettre en œuvre la clause résolutoire. Il suffit que celles-ci puissent être identifiées ...
Lire la suite →
Bail commercial

Refus de renouvellement : la contestation du congé peut-elle interrompre la prescription de l’indemnité d’éviction ?

Le locataire qui reçoit un congé avec refus de renouvellement doit en principe agir dans le délai de deux ans prévu par les articles L.145-9 ...
Lire la suite →
Bail commercial

Bail commercial : le cas fortuit n’exonère pas durablement le bailleur de son obligation de délivrance

Le bailleur ne peut pas invoquer indéfiniment un cas fortuit (cyclone) pour échapper à ses obligations de délivrance, d’entretien et de réparation des locaux loués. ...
Lire la suite →